Pearson

LEXIQUE VIVANT PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DU LEXIQUE CHEZ L'ENFANT
2004, KHOMSI A. et E. BOURG

Public Enfants 
Indication - Entraînement individuel 
Points forts -  
Matériel - 54 planches correspondant à 18 séances d'entraînement  
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Nouvelle méthode originale conçue par des professionnels du langage


Le vocabulaire a un rôle essentiel dans le développement des compétences métaphonologiques et l’acquisition de la lecture.

Lexique Vivant repose sur deux hypothèses théoriques fortes :

  • La première est la suivante : pour qu’émergent les compétences métaphonologiques indispensables à l’entrée dans l’écrit, il est nécessaire que les enfants disposent d’un vocabulaire étendu composé d’un nombre important de “voisins phonologiques”.
  • La deuxième concerne le caractère “implicite” de l’acquisition du lexique, par opposition à une pédagogie volontariste de son enseignement. Cela implique qu’il ne peut pas être acquis par la seule rééducation ou le seul enseignement, mais que l’on a besoin d’une collaboration externe, celle des parents quand elle est possible, et d’une approche spécifique.


Ce matériel a été expérimenté par un groupe d’une trentaine d’orthophonistes, essentiellement dans l’Ouest et par un groupe d’une vingtaine de maîtres E du Loiret. Cela permet d’être certain d’un effet positif sur la majorité des enfants, revus en fin de CP. Le matériel autorise aussi une observation fine des comportements langagiers des enfants, permettant ainsi de mettre en œuvre d’autres procédures de prise en charge, au cours des 18 séances ou après. De ce point de vue, il peut correspondre à une procédure d’évaluation dynamique.

Les 54 planches de l’entraînement proprement dit sont organisées en 18 séances de trois exercices chacune. Elles sont conçues pour des prises en charge à raison de deux séances d’une vingtaine de minutes par semaine.

Les planches comportent trois types de contenus :

  • Vingt-deux d’entre elles, qualifiées de “comparaisons”, visent à obtenir que les enfants catégorisent et contextualisent le mieux possible des noms correspondant à des images, à l’aide d’exercices relativement classiques ("pioche objet", regrouper des dessins pour faire une famille, intrus sémantique, etc.).
  • Une deuxième série de onze planches permet de faire des exercices analogues portant sur des verbes. Elles correspondent donc à des “événements” (“Qu‘est-ce que ça fait ? – Ça tourne – Mets ensemble ce qui peut tourner”, etc.).
  • Le dernier ensemble, vingt et une planches, étiqueté “segmentation”, permet d’analyser les mots en syllabes, sans métaphonologie explicite, considérée comme inutile à cet âge. (Prise de conscience des syllabes, des frontières de mots, synthèse de syllabes “rébus”, assemblage de syllabes “Chimères”, etc.).


L’originalité de la méthode réside également dans la collaboration demandée aux parents (renforcement externe). Neuf planches permettent d’entraîner les enfants à la dénomination d’images en s’interdisant tout apprentissage par cœur.