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LEXIQUE VIVANT PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DU LEXIQUE CHEZ L'ENFANT
2004, KHOMSI A. et E. BOURG

Public Enfants 
Indication - Entraînement individuel 
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Méthode originale, ludique et facile à mettre en oeuvre


Ce programme d’entraînement a été conçu à partir de deux hypothèses théoriques fortes concernant le rôle du vocabulaire dans le développement des compétences métaphonologiques et l’acquisition de la lecture. Résumée de façon très simplifiée, la première hypothèse est la suivante : pour qu’émergent les compétences métaphonologiques indispensables à l’entrée dans l’écrit, il est nécessaire que les enfants disposent d’un vocabulaire étendu (Huet 2000*), composé d’un nombre important de “voisins phonologiques” (Metsala et Walley 1998**). La deuxième concerne le caractère “implicite” de l’acquisition du lexique, par opposition à une pédagogie volontariste de son enseignement. Cela implique qu’il ne peut pas être acquis par la seule rééducation ou le seul enseignement, mais que l’on a besoin d’une collaboration externe, celle des parents quand elle est possible et d’une approche spécifique.

Les 9 planches destinées aux parents permettent d’entraîner les enfants à la dénomination d’images en s’interdisant tout apprentissage par cœur, selon une méthodologie proposée.

Les 54 planches de l’entraînement proprement dit sont organisées en 18 séances de trois exercices chacune. Elles sont conçues pour des prises en charge à raison de deux séances par semaine. Elles comportent trois types de contenus. Vingt-deux d’entre elles, qualifiées de “comparaisons”, visent à obtenir que les enfants catégorisent et contextualisent le mieux possible des noms correspondant à des images, à l’aide d’exercices relativement classiques. Une deuxième série de 11 planches permet de faire des exercices analogues portant sur des verbes. Elles correspondent donc à des “événements”. Le dernier ensemble, 21 planches, étiqueté “segmentation”, permet d’analyser les mots en syllabes, sans métaphonologie explicite, que nous considérons inutile à cet âge.

Ce matériel a été expérimenté par un groupe d’une trentaine d’orthophonistes, essentiellement dans l’Ouest et par un groupe d’une vingtaine de maîtres E du Loiret. Cela nous permet d’être certains de son innocuité et d’un effet positif sur la majorité des enfants, revus en fin de CP. Le matériel autorise aussi une observation fine des comportements langagiers des enfants, permettant ainsi de mettre en œuvre d’autres procédures de prise en charge, au cours des 18 séances ou après. De ce point de vue, Lexique Vivant offre une procédure d’évaluation dynamique.


* Sécher-Huet Annick (2000). Aptitude lexicale et dysfonctionnements développementaux de la lecture : rôle du lexique dans l’édification de la dyslexie développementale. Thèse de Doctorat en Psychologie : Université de Nantes.

** Metsala J. M. & Walley A. C. (1998). Spoken vocabulary growth and the segmental restructuring of lexical representations : precursors to phonemic awareness and early reading ability. In J. L. Metsala & L. C. Ehri. Word recognition in beginning titeracy. Mahwah N. J. : LEA.